Archives

  • Revenir, augmenter

    On a tous été saisis. Une chanson de trois accords, un soir d’été, et tout le corps cède. Gorge serrée, ventre noué, quelque chose entre la joie et la peine qui ne se nomme pas. L’émotion brute… Lire la suite…

  • Joyce, le tas qui tient

    Paris, 1939. James Joyce dépose Finnegans Wake après dix-sept ans de travail. Six cent vingt-huit pages. Soixante langues. Aucune concession. Il ne simplifie rien, n’explique rien. Il dépose et meurt vingt mois plus tard. Le livre est… Lire la suite…

  • Le tas et la glaise — Souriau, Rosset, Héraclite

    Le tas de glaise Un tas de glaise sur une sellette. Existence physique totale — poids, humidité, résistance sous le pouce. Existence esthétique nulle. Rien ne rayonne, rien ne tient encore, rien ne paraît. L’ébauchoir n’a pas touché… Lire la suite…

  • Deux ré — Bach partita n°2

    Cöthen, entre 1717 et 1720. Bach écrit six pièces pour violon seul. Pas de basse continue, pas d’accompagnement. Un instrument à quatre cordes, seul face au silence. Sur la page de titre, il note : Sei Solo. Six… Lire la suite…

  • Lear, ou la folie comme syntaxe

    King Lear, William Shakespeare, vers 1606. Acte III, scène 2. Lande désolée, nuit d’orage. Le roi Lear, chassé par ses filles, se plante au cœur de la tempête et la somme de tout détruire : Blow, winds, and… Lire la suite…

  • Rancière  — ce qui persiste quand le partage a changé

    Jacques Rancière L’expérience esthétique. Dialogue avec Bernard Aspe. Nous, 2025. Un serrurier, début du XIXe siècle. Il se plaint. N’est pas dans sa vocation. Aurait voulu être peintre. Il oppose un geste des mains à un autre :… Lire la suite…

  • Deux crânes : Basquiat — Warhol

    Même sujet : le crâne, la mort. Deux gestes opposés. Jean-Michel Basquiat peint Untitled (Skull) en 1981. Acrylique et pastel gras sur toile, 205,7 × 175,9 centimètres. Un crâne à l’échelle d’un corps humain. Premier contact : la taille… Lire la suite…

  • Deleuze — le tas et l’ordre

    Gilles Deleuze, Sur la peinture, Paris, Minuit, 2023 (transcription des cours de Vincennes, mars-juin 1981 — édition préparée par David Lapoujade). Un peintre devant sa toile. Elle est blanche. Faux, dit Deleuze. Elle est pleine. Pleine de clichés,… Lire la suite…

  • Fragment 18 d’Héraclite : l’inespérable

    Dans trois articles précédents, j’ai proposé des lectures du fragment 52 (la vivance est un enfant qui joue aux pions), du fragment 124 (des choses répandues au hasard, le plus beau, la cosmance) et du fragment A6… Lire la suite…

  • Diogène jetant son écuelle : Nicolas Poussin

    Louvre, aile Richelieu. Nicolas Poussin, Diogène jetant son écuelle, 1655. Huile sur toile, 160 × 221 cm, INV 7308. Le tableau est immense. Sombre. L’œil est attiré par le ciel, plus clair, dans la partie supérieure. Sur… Lire la suite…