Étiquette : Joyce
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Joyce, le tas qui tient
Paris, 1939. James Joyce dépose Finnegans Wake après dix-sept ans de travail. Six cent vingt-huit pages. Soixante langues. Aucune concession. Il ne simplifie rien, n’explique rien. Il dépose et meurt deux ans plus tard. Le livre est illisible. L’accusation revient à chaque génération, intacte. La défense aussi : pas illisible — dense. Chaque mot comprime deux langues,…
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Fragment 124 d’Héraclite : La cosmance du tas
σάρμα εἰκῇ κεχυμένον ὁ κάλλιστος κόσμος. Le fragment 124 d’Héraclite dit que le plus bel arrangement — le κόσμος, la parure du monde — est un tas d’ordures jeté au hasard. Vingt-cinq siècles de traductions ont tenté d’adoucir le choc. On peut le lire autrement. * Dans un précédent article, j’ai proposé une lecture du fragment 52…