Étiquette : Épistrophé

  • Revenir, augmenter

    On a tous été saisi. Une chanson de trois accords, un soir d’été, et tout le corps cède. Gorge serrée, ventre noué, quelque chose entre la joie et la peine qui ne se nomme pas. L’émotion brute ne demande ni préparation, ni culture, ni deuxième écoute. Elle frappe. Et c’est assez. On y revient. Même…

  • Le tas et la glaise — Souriau, Rosset, Héraclite

    Le tas de glaise Un tas de glaise sur une sellette. Existence physique totale — poids, humidité, résistance sous le pouce. Existence esthétique nulle. Rien ne rayonne, rien ne tient encore, rien ne paraît. L’ébauchoir n’a pas touché la masse. La sculpture n’existe pas — et pourtant elle est là, dit Souriau, à l’état de « demi-jour ». Pas…

  • Deux crânes : Basquiat — Warhol

    Même sujet : le crâne, la mort. Deux gestes opposés. Jean-Michel Basquiat peint Untitled (Skull) en 1981. Acrylique et pastel gras sur toile, 207 × 176 centimètres. Un crâne à l’échelle d’un corps humain. Premier contact : la taille m’arrête. L’image s’efface devant la présence. Le crâne occupe quatre-vingts pour cent de la surface, décentré vers la…