Parcours

Beaux-Arts de Paris, DNSAP. Peinture d’abord. Expositions à Paris, puis à Los Angeles. Le travail change au contact des cahiers d’atelier : les notes de lecture en esthétique et en théorie de l’art finissent par modifier la pratique elle-même. L’image ne suffit plus, la question devient : par quelles opérations une œuvre tient-elle ?

Passage à l’informatique. Écriture d’algorithmes qui génèrent des œuvres. Le programme comme contrainte productive : au même titre qu’une règle de fugue ou une forme fixe.

Retour en France. Une année à Paris 1 Panthéon-Sorbonne, puis agrégation d’arts plastiques. L’écriture sur l’esthétique et la philosophie, commencée dans les marges de l’atelier, devient le travail central.

Essai finalisé : Le Ressaut — Héraclite et l’inépuisable. Cinq fragments d’Héraclite comme outils pour démonter ce qui fait tenir un poème, une peinture, une fugue ou un roman. Manuscrit en recherche d’éditeur.

Second essai en cours : Phusis. L’autre versant du même problème. Non plus ce qui tient dans les œuvres, mais ce qui intensifie dans le monde même. Les deux livres forment un diptyque.

Fiction : Il faut couper du bois. Même matière, autre voie : le récit pense par le geste et le corps ce que l’essai pense par le concept.


Les textes de ce site sont un work in progress — au sens que Joyce donnait à l’expression quand il nommait ainsi, pendant dix-sept ans, ce qui deviendrait Finnegans Wake : non pas un travail qui avance vers sa fin, mais un travail qui tourne, reprend, ajuste. Habitude de plasticien. Il m’arrive de modifier une phrase, de resserrer une formulation d’une visite à l’autre. Le fond ne bouge pas. La surface travaille.


Pour la partie plastique, voir l’atelier.

Marko Milovanovic — janvier 2026